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 Méditerranée : 51 morts en un an et des plaisanciers de plus en plus imprudents

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MessageSujet: Méditerranée : 51 morts en un an et des plaisanciers de plus en plus imprudents   Dim 17 Fév - 17:09

Méditerranée : 51 morts en un an et des plaisanciers de plus en plus imprudents

Après deux années de stabilisation, les pertes en vies humaines le long des côtes françaises de la Méditerranée ont de nouveau fortement augmenté. L'an dernier, 51 morts et disparus ont été recensés, soit une augmentation de 25% par rapport à 2006. Quelques 206 opérations ont porté sur l'assistance de navires de commerce et de pêche mais l'essor des interventions liées aux loisirs nautiques est très préoccupant. Malgré les actions de sensibilisation lancées ces dernières années, notamment par la SNSM, la mer reste souvent perçue comme un simple lieu de consommation. Alors que les loisirs nautiques sont en pleine explosion, la présence d'importants moyens de sauvetage et une certaine illusion sur les capacités de la technologie donnent le sentiment, à tort, que la mer est un espace désormais sécurisé. La majorité des accidents intervient dans la pratique de sports sous-marins, au cours de baignades ou sur des bateaux de plaisance. Ces activités concentrent 50 à 75% des morts ou disparus, la plongée autonome et la chasse sous-marine ayant provoqué, à elles seules, 15 décès l'an dernier. Très à la mode, ces activités font de plus en plus souvent l'objet de pratiques à risques : « Certains plongeurs traversent l'Europe pour profiter des eaux méditerranéennes. Ils arrivent fatigués mais ne veulent pas attendre et se jettent tout de suite à l'eau », explique un officier de marine. Par ailleurs, les interventions ne se concentrent plus uniquement en été : « Si la saison estivale représente plus de la moitié des opérations de l'année, on constate cependant que le CROSS MED coordonne de plus en plus d'opérations de recherche et de sauvetage lourdes en dehors de la saison estivale, probablement en raison de la réduction du temps de travail et des week-ends prolongés du mois de mai », note la préfecture maritime de la Méditerranée, qui vient de publier son bilan annuel. La tentation du consommateur moderne, souvent imprudent, est doublée de la problématique des courts séjours, qui ont semble-t-il démultiplié les dangers. « Au niveau des jets skis, par exemple. Si le temps est mauvais, les loueurs fermeront boutique. En revanche, l'usager qui a acheté son matériel voudra quand même l'utiliser, surtout s'il n'est là que pour quelques jours. Les gens veulent aujourd'hui rentabiliser leurs vacances au maximum ».

L'avènement du « consommateur de secours »

En 2007, le Centre Régional Opérationnel de Sauvetage et de Secours a coordonné 2783 interventions, soit 5175 personnes secourues. En plus des assistances techniques, de nombreuses opérations sont déclenchées à la suite d'inquiétudes, d'échouements, de chavirements, d'abordages, d'incendies, de voies d'eau ou d'urgences médicales. Navires, avions et hélicoptères des services de l'Etat, vedettes et pneumatiques de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM), des moyens très importants sont engagés, ce qui représente, d'ailleurs, une facture de plusieurs dizaines de millions d'euros pour le contribuable (sans parler des coûts pour la SNSM). Or, les interventions sont loin d'être toutes justifiées. Ainsi, les fausses alertes, dont le nombre augmente, ont presque atteint le cap des 700 l'an dernier sur le littoral méditerranéen. De même, l'essor de la plaisance pose de sérieux problèmes de méconnaissance de la mer et de la navigation. « La Méditerranée se caractérise par l'importance de la navigation de plaisance au moteur et la pratique des loisirs nautiques avec une population " consommatrice de secours ", souvent ignorante des choses de la mer. Inexpérimentée et peu autonome, cette population, à l'origine de nombreuses opérations de sauvetage, développe une certaine forme d'assistanat et les opérations d'assistance sont le plus souvent déclenchées en vue de prévenir un danger prévisible », note la préfecture maritime. Selon un officier : « La pratique de la plaisance n'est plus réservée à un public averti. On voit une recrudescence des appels pour des voiliers dont le moteur est tombé en panne. Pour des marins, ce n'est pas une situation de détresse mais pour des néophytes, cela peut rapidement le devenir. Ne sachant pas gérer le problème, ils se sentent désemparés et appellent les secours ». L'an dernier, 1674 des 2783 opérations de sauvetage ont concerné la plaisance.

Quand le plaisancier du dimanche s'en prend aux sauveteurs

Cette évolution du sauvetage en mer n'est pas sans poser problème, notamment à la SNSM. Maillon indispensable de la chaîne des secours, l'association, présente sur tout le littoral, compte 5000 bénévoles et 180 bateaux, parés à appareiller en moins de 15 minutes à la moindre alerte. Sur 10.000 interventions réalisées chaque année, la plaisance représente désormais 65% de son activité. « Les plaisanciers sont devenus des consommateurs de loisirs. Ils ont l'impression qu'on peut louer un bateau comme une bicyclette et font preuve de négligence et d'imprudence », déplore-t-on à la SNSM. De plus en plus souvent, les sauveteurs sont contactés pour des avaries mineures, un peu comme on appellerait un garagiste pour changer un pneu sur la route des vacances. Des cas de panne sèche sont même constatés, preuve s'il en est de l'impréparation de certains usagers. « Souvent, on ne peut pas considérer ça comme une urgence mais, comme cela peut le devenir, nous y allons ». Fréquemment, les canots et vedettes de a SNSM servent donc de remorqueurs aux plaisanciers, soit autant d'énergie et de temps perdu pour les sauveteurs sur des interventions qui auraient pu être évitées. Pire, certains « clients » n'hésitent plus à se plaindre des services de l'association suite à des éraflures ou de légers dégâts sur le bordé, occasionnés pendant le remorquage de leurs bateaux. Plusieurs plaisanciers et leurs assurances ont même attaqué la SNSM pour obtenir des dommages et intérêts. Ainsi, les sauveteurs font actuellement l'objet de trois procès en Bretagne et dans le Midi. Une belle manière de remercier ces hommes et femmes qui risquent leurs vies pour secourir celles des autres, et notamment des imprudents...

source: http://www.meretmarine.com/
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